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FAIT VÉCU DE L’ANNÉE 2000 à 2008 (8ème partie)
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Madame
Leïla Elisabeth Pellissier
28, chemin de la Gradaille
1224 Chêne-Bougeries
Pouvoir judiciaire
Tribunal tutélaire
Mme A.M. Barone
3, rue des Chaudronniers
1204 Genève
Genève, le 3 juillet 2007
Concerne : XXXXXXXXXX
Madame le Juge,
Maître Pally m’a bien transmis le procès-verbal de comparution personnelle du 19 juin 2007.
A ce jour, les dates que devait me faire parvenir l’assistante sociale ne sont toujours pas agendées.
D’autre part, au cours de cette audience, je vous ai expliqué avec force détails, que mon ex-mari n’avait jamais dit et encore moins écrit qu’il ne souhaitait pas rendre visite à son petit-fils en ma présence. Bien au contraire ! Ceci ne figure pas dans votre procès-verbal. J’aurais dû pouvoir le lire et le signer pour accord final. Ce qui n’a pas l’air d’être dans vos habitudes.
Bien qu’ayant demandé la récusation de la curatrice (possible selon le CCS) pour des raisons fondées, force est de constater qu’elle est toujours en place.
Nous espérions rencontrer Madame Béatrice Beuchat, citée à comparaître. En définitive, dans votre tribunal, chacun fait ce qu’il veut, sans être en conformité avec la loi qui exige la présence des personnes mentionnées sur la convocation, comme dans n’importe quel autre tribunal.
Concernant l’interdiction qui m’est faite par écrit d’être accompagnée par la personne de mon choix : famille ou amies, lors de mes droits de visite à l’extérieur du foyer, je trouve cela tout simplement inadmissible.
En quoi cela est-il néfaste pour l’enfant ?
En quoi cela peut-il gêner le Point de rencontre ?
En quoi cela transgresse-t-il la loi sur l’accès de tout enfant à sa famille biologique ?
En définitive, on constate une fois de plus, le manque de mansuétude et de compréhension du tribunal tutélaire qui, au lieu d’aider un enfant et sa famille à « survivre », refuse de jeter des ponts d’humanité.
Vos propos ternissent le rôle qui vous échoit tout en déshonorant l’Etat démocratique de notre pays. Votre tribunal oublie-t-il ce que dit la Constitution genevoise : « La famille est la cellule fondamentale de la société. Son rôle dans la communauté doit être renforcé. »
Il ne reste plus qu’à espérer ne pas avoir à attendre qu’il y ait un mètre de neige à la Chaux-de-Fonds, pour recevoir les dates de sorties avec mon petit-fils. La prochaine est fixée au 7 juillet, et passée cette date, je devrai attendre le 18 août pour la visite suivante. Ce qui fait que je ne vais guère profiter de la belle saison pour mes extensions de droit de visite. A raison d’une sortie par mois, et fixées pour six mois, la dernière serait programmée pour janvier 2008 ! Madame M.E.D. aurait pu penser que la Chaux-de-Fonds est à mille mètres d’altitude et donc que le climat n’y est pas le même qu’à Genève.
Je me permets de rappeler encore, que j’ai été contrainte à verser Fr. 800 pour qu’une audience (attendue depuis 5 ans) soit enfin agendée. Suite à ce versement effectué le 26 février 2007, vous ne m’avez convoquée que le 19 juin 2007. Lorsqu’il s’agit d’un enfant qui attend une si importante décision, on ne peut que penser que vous ne faites pas grand cas de « L’intérêt de l’enfant qui doit être prioritaire » (voir Le Matin du samedi 16 juin 2007).
Un dernier point qui mérite d’être soulevé : Madame M.E.D. a dit devant vous à l’audience, qu’elle avait fixé quatre droits de visite annuels à XXXX pour le grand-père. Or, depuis la semaine avant Noël 2006, ce dernier a dû téléphoner maintes fois à l’assistante sociale pour en obtenir un, six mois après. Alors pourquoi ne pas autoriser que nous puissions exercer notre droit de visite ensemble, ce que précisément vous interdisez dans votre procès-verbal. Au nom de quelle loi ?
Vous remerciant de l’attention que vous prêterez à cette lettre, je vous prie d’agréer, Madame le Juge, mes salutations distinguées.
Leïla Elisabeth Pellissier
Copie : Aux ayants droit

(A suivre)
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