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"Qu’aucun être ne soit malheureux, nuisible, malade, effrayé, méprisé, angoissé !" Shantideva

FAIT VÉCU DE L’ANNÉE 2000 à 2008 (12ème partie) « Lire la onzième partie


Nos demandes réitérées auprès du SPMI sont restées sans réponse, dans le sens où nous l’entendions.

Le but était de savoir où serait l’enfant lorsqu’il quitte sa famille d’accueil habituelle et dans quelle famille il se rend, tous les 15 jours.

Etait-ce trop demander ? N’était-ce pas légitime d’être rassurée-és ?

Nous sommes en possession de toutes les dates pendant lesquelles l’enfant sera inatteignable. Il nous est refusé de téléphoner à notre petit-fils, les parents également, durant les périodes suivantes :

du 11 au 27 juindu 13 au 19 août
du 9 au 15 juilletdu 19 au 22 septembre
du 16 au 24 juilletdu 10 au 19 octobre


Alors où sera-t-il durant ces périodes ?

Ajoutons encore : suppressions des droits de visite du 5 juillet 2008 au vendredi 8 août. A noter aussi, qu’on m’impose de venir de Genève à la Chaux-de-Fonds un vendredi soir pour une visite de 16 :15 à 17 :45 ( ! )

Il est encore précisé que les dates indiquées pour les mois de juillet et août peuvent être modifiées (…)

En conclusion, le SPMI dépossède les familles de ce qu’ils ont de plus cher au monde. Tout le système est enrayé, dépassé. Vous n’avancez pas, vous reculez. A travers tous les âges, dans tous les pays du monde, la famille est et a toujours été respectée. Quelle image de la Suisse, montrez-vous réellement, en dehors de la belle propagande que vous menez ?

Un seul « mouton noir » dans la bergerie, et tous les agneaux s’affolent.

Mesdames et Messieurs les travailleurs sociaux du SPMI. Vous avez été formés pour aider les familles en crise. Vous ne devriez pas user et abuser de vos « pouvoirs élargis » donnés sans méfiance, par Monsieur le Conseiller d’Etat Charles Beer. Ces droits élargis vous font déraper, disjoncter, allonger stupidement des procédures qu’en toute conscience, logiquement, on pourrait régler rapidement, pour le bien physique et moral des familles. La mauvaise appréciation de certaines situations, les pures conjectures relevées dans des rapports ne font rire personne. Elles sont aussi, hélas, cause de mortalité…

Auriez-vous peur qu’il n’y ait plus de travail pour vous ? Allons donc ! Il y a assez d’enfants orphelins de par le monde, des enfants en danger dans des familles de drogués, des clandestins dont les enfants vivent à l’ombre…, mais de grâce, fichez la paix aux familles dont vous allez jusqu’à dire qu’ils sont de bons parents et de très bons grands-parents.

Ou alors changez de profession. Votre place ici n’est pas compatible avec l’Institution qui doit remplir avec honneur, la mission pour laquelle, à l’origine, elle a été fondée.

Serais-je enfin entendue ?

Une grand-maman qui refuse de passer par le trou d’une aiguille pour se plier aux décisions stupides et inhumaines du SPMI.

(A suivre)

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